preloader image of the website

Les mesures d’accompagnement

Le parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, porté par Ailes Marines, a obtenu le 18 avril 2017, de la Préfecture des Côtes-d’Armor, l’autorisation administrative dite « Autorisation Unique IOTA » au titre des dispositions des articles L.214-1 et suivants du Code de l’Environnement.

Cette autorisation prescrit plusieurs mesures de suivi, de réduction, de compensation ou d’accompagnement de l’environnement. Les mesures d’accompagnement s’inscrivent dans une stratégie plus globale et ont pour but d’améliorer l’efficience des mesures compensatoires.

Suivi des mammifères marins par photo-identification

Pendant la construction :

Perte / Modification d’habitat
Risque de mortalité/blessure dû au bruit (battage)
Dérangement dû aux navires et au bruit
Risque de collision avec les navires

Pendant l’exploitation :

Impacts négligeables

L’objectif est de contribuer à la connaissance des mammifères marins dans le GNB en alimentant le catalogue en cours de constitution par le GECC. Cette mesure comporte donc des sorties financées par Ailes Marines.
Deux espèces sont ciblées par cette mesure : le grand dauphin et le dauphin de Risso.

Le grand dauphin

Le dauphin de Risso

L’objectif est donc de participer à l’enrichissement du catalogue de photo identification des individus de grands dauphins présents dans le GNB, et de participer à la création de ce catalogue pour les dauphins de Risso. Cette méthode permet ainsi d’acquérir de précieuses informations relatives à la fidélité à un site, aux zones de déplacement et à l’espace vital, aux périodes de fréquentation, aux relations individuelles, au cycle de vie et à l’écologie de l’espèce au sens large.

Une lettre d’intention du GECC a été émise pour la mise en œuvre de cette mesure. Des discussions vont avoir lieu avec cet organisme en 2022 pour préparer la mise en place de cette mesure.

accomp-photo-identification

Localisation de la zone d’action du GECC

Planning et Statut

Mesure en développement

Trois sessions de suivi seront organisées :

  • 2023-2024 2% 2%
  • 2027-2028 0% 0%
  • 2032-2033 0% 0%

Étude d’impact du bruit sur la ressource halieutique

Pendant la construction :

Ecrasement (présence des pieux et protections, ancrage des navires et la pose et protection des câbles)
Remise en suspension de particules sédimentaires et leur dépôt
Nuisances sonores et vibrations

Pendant l’exploitation :

Modification d’habitat
Effet récif

Cette mesure d’accompagnement se focalise sur l’évaluation de l’impact du bruit sur diverses espèces emblématiques de la ressource halieutique d’intérêt en baie de Saint-Brieuc que sont : la coquille Saint-Jacques, la praire, le homard et la seiche. En effet, les connaissances portant sur l’impact des sons sur les invertébrés et les crustacés et ce, à différents stades de leur développement est encore très lacunaire.

Cette étude en milieu contrôlé (laboratoire) mais également naturel pour le cas de la Coquille Saint-Jacques, vise à mieux appréhender les effets du bruit sur ces organismes (comme le homard) et à soumettre certaines espèces à des sons de battage et forage de pieux de diverses intensités (pour simuler un gradient de distance entre l’individu et la source de bruit). Cette étude tout à fait pionnière réuni un collège de scientifiques internationaux à la pointe de la recherche en bioaccoustique sous-marine (CNRS, LEMAR, MNHN, BeBEST et Université Polytechnique de Catalogne) ainsi que la contribution du CDPMEM 22.

Cette étude est divisée en deux sous-parties, l’une traitant de la seiche (projet SONSETC piloté par Michel André) et la seconde des autres espèces étudiées (projet IMPAIC piloté par Laurent Chauvaud).

Ces deux études feront l’objet de plusieurs publications scientifiques dans des journaux internationaux. L’ensemble des résultats sera présenté publiquement une fois les articles scientifiques soumis. L’ensemble des résultats préliminaires ont été présentés aux comités des pêches ainsi qu’aux services de l’Etat.

la coquille Saint-Jacques

le homard

la praire

la seiche

accomp-ressource-halieutique

Illustration d’un dispositif expérimental permettant l’exposition d’individus à un environnement sonore connu.

Planning et Statut

Z

Mesure mise en place

  • étude IMPAIC 85% 85%

L’étude IMPAIC a démarré en décembre 2018 et s’achèvera d’ici la fin 2020. Trois restitutions orales préliminaires ont été organisées, en présence des Services de l’Etat et des représentants de la pêche professionnelle, entre 2019 et 2020.

  • étude SONSETC 100% 100%

L’étude SONSETC a débuté en mars 2019 et s’est achevée en février 2020. Une restitution orale s’est tenue, en mai 2020, devant les Services de l’Etat et des représentants de la pêche professionnelle.

Participation à la gestion d’aires marines protégées

La mesure MS22 est présentée dans l’autorisation IOTA à l’article 24. Il est stipulé :
« Indépendamment du financement des mesures réglementaires ERCA listées dans les articles 21 à 23 du présent arrêté, et afin de compenser les pertes d’habitats d’oiseaux et de mammifères marins, le maître d’ouvrage contribue financièrement à la gestion d’aires protégées existantes ou à venir, contiguës ou non à la zone, mais proches et fonctionnelles pour les espèces considérées.
Le montant de cette contribution représente le financement d’un poste de chargé de mission au minimum de niveau technicien, à plein temps, sur une période de 40 ans. Ce point fera l’objet de conventionnements ultérieurs entre le maitre d’ouvrage et les acteurs concernés (Etat, établissements publics, collectivités …), en association avec le comité de gestion et de suivi. »

L’objectif sera de viser des actions de protection des espèces d’oiseaux et de mammifères marins concernés par la demande de dérogation espèces protégées.

Les modalités de mises en œuvre de cette mesure sont actuellement discutées entre Ailes Marines, la DDTM 22 et l’OFB. L’objectif est de parvenir à un accord avant la fin de l’année.

Ont notamment été abordés les points suivants :

  • Organisme pilote de la mesure
  • Appels à projet pour des durées de 3-5 ans, avec cahier des charges et comité de sélection
  • Type de projets qui pourraient être financés : La/les zones choisies ou le/les projets choisis devront être issus de décisions collectives, impliquant les services de l’Etat et Ailes Marines. Les choix ne devront pas porter sur une seule AMP pour toute la durée de la mesure.
  • Les actions pourront se tourner vers de la cartographie, de la restauration de sites, ou des études sur les mammifères marins ou oiseaux, visant à l’amélioration de la connaissance. Elles peuvent également se tourner vers le financement d’un poste de chargé de mission, ou l’achat de matériel pour mener des études.
carte-aires-protegees

Plusieurs zones sont actuellement envisagées, dont les zones Natura 2000 présentées sur la figure ci-dessus.

Planning et Statut

Mesure en développement

La mesure a vocation à être mise en œuvre sur toute la durée d’exploitation du parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc.

Modélisation de la turbidité en phase de travaux

Pendant la construction :

Modification de la qualité de l’eau
Dérangement d’espèces halieutiques et benthiques
Perturbation des usages
Modification de la transparence de la colonne d’eau

L’AU-IOTA prescrit que préalablement au démarrage des travaux sur les fondations, le maître d’ouvrage réalise une modélisation de la dispersion des matières en suspension et évalue leurs impacts sur la ressource halieutique.
Le maître d’ouvrage présente pour avis au comité de gestion et de suivi :

 

Les résultats de la modélisation et des impacts sur la ressource halieutique

Les conditions et modes opératoires de la réalisation des travaux

Les conditions de réalisation des mesures de suivi et de surveillance

Les seuils d'alerte et critique conditionnant la réalisation des travaux

Afin d’évaluer l’influence des travaux de forage pour un rejet des résidus s’effectuant à proximité du fond ou de la surface, un système de modélisation hydrodynamique et sédimentaire tridimensionnelle a été mis en place, calibré et validé par comparaison aux mesures acquises par Ailes Marines dans la zone d’implantation (Actimar, 2019). Il permet alors de représenter la variation des différents paramètres (courant, turbidité, dépôt) sur toute la colonne d’eau et d’estimer l’influence de la position verticale du rejet sur la dispersion en mer des sédiments, nécessaire pour identifier les conditions de moindres impacts vis-à-vis de la préservation de l’environnement.

Dans la continuité des précédentes études réalisées par Actimar sur le même sujet, les hypothèses sur les scénarios de forage ont été considérablement affinées pour davantage de réalisme. En particulier, comme la technique de travaux dépend de la structure verticale de la nature des fonds, celle-ci a été prise en compte à partir des carottages et analyses granulométriques afin de reproduire, de la manière la plus réaliste possible, les volumes de matériaux rejetés en mer et le phasage des opérations au sein du système de modélisation.

L’étude pilotée par Actimar s’est également attachée à évaluer la variabilité naturelle de la turbidité in situ et l’impact des travaux sur la ressource halieutique locale. In fine, ces études ont permis d’aboutir à la proposition de seuils et d’un programme de suivi de la turbidité en phase de travaux. Les seuils, ainsi que la méthodologie de suivi ont fait l’objet d‘un arrêté préfectoral.

 

Planning et Statut

Mesure finalisée

La modélisation a été réalisée et présentée au Comité de Gestion et de Suivi.

Réduction du bruit en phase de travaux

La phase de construction induira un niveau sonore important en raison du battage des pieux de 34 fondations. Aujourd’hui, des systèmes de réduction de la propagation des ondes acoustiques sous-marines sont mis en œuvre lorsque les conditions du site le permettent (rideaux de bulles par exemple, Hydro Sound Damper, batardeau…).

Ailes Marines suivra les prescriptions en matière d’expérimentation d’un système de réduction du bruit lors des opérations de battage de pieux sur 2 fondations.

Les conditions de site particulières impliquent de mettre au point un système spécifique. La mise en oeuvre du système se fera sur deux fondations battues. Plusieurs hydrophones seront installés à différentes distances pour évaluer l’efficacité du système dans les conditions océanographiques spécifiques de la baie de Saint-Brieuc.

Conformément à l’AU-IOTA, Les mesures seront expérimentées et validées dans un délai de 2 ans à compter du lancement des travaux d’installation.

rideau-bulles

Photo trianel-borkum

schema-rideau-bulles

Schéma windfarmbase

En parallèle, et dans la logique de réduction des incidences liées au bruit de battage telle que présentée dans l’AU-IOTA, Ailes Marines travaille à la réduction du bruit pendant la phase de construction en réduisant le nombre de pieux battus au profit du forage d’une intensité moindre.

Les études techniques sont en cours et Ailes Marines présentera aux autorités locales ainsi qu’au CGS les mesures qui auront pu être prises afin de réduire les nuisances sonores et l’impact du bruit.

Expérimentation d’un système d’évitement des collisions pour l’avifaune

Pendant l’exploitation :

Risque de collision
Perte / Modification d’habitat

Cette mesure d’accompagnement concerne l’expérimentation d’un système d’évitement des collisions d’oiseaux avec les pales des éoliennes en fonctionnement. Le système est composé d’un réseau de caméras, qui détectent les trajectoires de différentes catégories d’oiseaux, relié à un système d’effarouchement sonore, qui est activé une fois qu’un oiseau entre dans un périmètre à risque autour du rotor de l’éolienne. Différents systèmes sont disponibles sur le marché et opérationnels depuis quelques années sur des parcs éoliens terrestres. Des versions marinisées adaptées aux conditions de mer offshore sont actuellement développés, toutefois ils ne bénéficient pas d’autant de retour d’expérience que leurs homologues terrestres. C’est pourquoi, le choix du système n’a pas été fixé dans les arrêtés préfectoraux d’autorisations.

Cette mesure vise à tester un système existant, à raison de 3 dispositifs chacun fixé à une éolienne, répartis aux extrémités sud, nord ainsi qu’au centre du parc (cf figure ci-dessous).

Ailes Marines s’est rapproché des fournisseurs potentiels et un appel d’offre sera lancé prochainement.

 

carte-evitement-avifaune

Les trois dispositifs seront répartis selon un axe nord/sud, les éoliennes n°57, 31 et 3 sont actuellement privilégiées, sous réserve d’une validation technique.

Planning et Statut

Mesure en développement

Le suivi débutera à la mise en service des éoliennes du parc et ce pour une durée de 2 ans pendant la phase d’exploitation du parc soit en 2024 et 2025.

BELVÉDÈRES & PANNEAUX D’INFORMATION
définition et mise en place d’une offre touristique en lien avec les acteurs du territoire

Pendant la construction :

Modification progressive de la perception paysagère
Opportunité pour construire un nouveau tourisme, basé sur les valeurs du territoire et les hommes

Pendant l’exploitation :

Nouvelle identité du territoire
Accompagner les acteurs du tourisme dans une « offre tout temps »
Participer à une meilleure ouverture de l’arrière-pays et une mise en réseau des prestataires touristiques
Enrichir l’offre touristique, en la dynamisant et en la révélant
Vitrine territoire innovant

La mesure concerne les engagements pris par Ailes Marines lors de la réponse à l’appel d’offres n°2011/S 126-208873 organisé par l’Etat français de développer un projet éolien au large de Saint-Brieuc et ceux des autorisations administratives pour le projet éolien en mer, obtenues en décembre 2017.

Le tourisme étant le deuxième secteur d’activité économique du département des Côtes-d’Armor, la question de l’insertion du parc éolien en mer dans l’offre touristique du département a été soulevée. Ailes Marines s’est engagée à favoriser l’attractivité du département et l’intégration du projet éolien dans l’offre touristique du territoire.

Ailes Marines s’est rapprochée du Comité départemental du tourisme des Côtes-d’Armor (aujourd’hui CAD) et a signé une première convention avec l’organisation, le 01 octobre 2015, renouvelée par avenants le 28 juin 2017. Une deuxième convention a été signée le 18/07/2019 afin de poursuivre l’étude visant à intégrer le parc éolien offshore dans la baie de Saint-Brieuc dans l’offre touristique actuelle des Côtes-d’Armor.

En mettant en valeur les paysages des côtes est et ouest de la baie de Saint-Brieuc, par la proposition d’un itinéraire à forte valeur ajoutée prenant appui sur le GR 34 (Sentier des Douaniers), le projet touristique vise une approche globale de territoire en facilitant la pratique en séjour itinérant (mobilier GR, haltes gourmandes, nuits insolites) et en créant de nouveaux points de vue aménagés sur la baie (belvédères artistiques), suggérant aux visiteurs un nouvel angle de vue sur le territoire et intégrant des lieux de médiations liés au parc éolien offshore (panneaux d’informations).

Le projet touristique en lien avec le projet éolien en mer s’appuie sur le GR34 (sentier des Douaniers) qui longe la baie de Saint-Brieuc côté est et côté ouest.

Planning et Statut

Mesure en développement

Le programme du projet touristique sera mis en œuvre de 2020 à 2024 après approbation de l’ensemble des acteurs.

preloader image of the website