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Questions & réponses

Nous apportons des réponses à vos questions sur le projet.

Quel est le contexte énergétique en France ?

Au niveau mondial : la réalité du réchauffement climatique et l’épuisement des ressources

Près de 80% de la consommation énergétique mondiale (transports, industries, chauffage)* est issue des énergies fossiles telles que le pétrole ou le charbon. Pourtant, selon l’Agence Internationale de l’Energie, l’épuisement des réserves sera effectif en 2050 pour le pétrole et à l’horizon 2070 pour le gaz.

Le réchauffement climatique est aujourd’hui une réalité. Il est lié à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Celles-ci sont notamment produites lors de la combustion des énergies fossiles. Si aucune politique énergétique volontariste n’est mise en place, la température de surface de la Terre pourrait fortement augmenter. Elle passerait donc de 1.8 à 4°C d’ici à 2100**.

* Source : AIE, Key world energy statistics, 2009
** Source : Rapport de la Banque Mondiale, novembre 2012

La situation française : la croissance de la demande d'électricité

En France, l’électricité représente 42% de la consommation globale d’énergie. Par ailleurs, la consommation d’électricité augmente davantage que celle des autres énergies. Les cinq pics historiques de consommation relevés par RTE (Réseau de Transport d’Electricité), le gestionnaire du réseau public d’électricité, ont été enregistrés ces 6 dernières années.

D’où provient cette électricité ?
En 2017, la production électrique nationale était composée à 71,6% d’origine nucléaire. Le reste de la production se partage de la manière suivante : 2,5% est d’origine thermique dite « classique » (c’est-à-dire de l’électricité produite à partir de combustibles fossiles). 10,1% provient de sources hydrauliques, 4,5% d’origine éolienne terrestre et 1,7% d’origine solaire***.

Augmenter la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables permet d’accroître la diversification des ressources et donc l’indépendance énergétique de la France. Cela assure également une diminution des émissions de gaz à effet de serre.

*** Source : RTE, Bilan électrique 2017

Pourquoi des éoliennes en mer ?

Une énergie propre

L’énergie éolienne est considérée comme une énergie propre, puisqu’elle ne produit directement ni CO2 ni pollution du milieu sur le site de fonctionnement. En 2016, on comptait 1400 parcs éoliens terrestres installés sur le territoire français. À eux seuls, ils ont produit l’équivalent de 4.5% de la consommation électrique de notre pays.

Des vents plus constants

Au large des côtes, le vent est à la fois plus puissant et plus constant qu’à l’intérieur des terres. Comparé à l’éolien terrestre, l’éolien en mer offre une capacité de production plus importante, mais doit tenir compte des spécificités du milieu marin. Les enjeux sont multiples, tout particulièrement dans la conception des éoliennes, des fondations et en phase d’exploitation. Il s’agit donc de deux modes de production fondés sur une ressource commune, mais dont l’ingénierie présente des différences significatives.

Développer le potentiel éolien français

Il n’y a pas encore de parcs éoliens en mer en exploitation en France.

La France est aujourd’hui en retard face aux pays européens tels que le Danemark, l’Allemagne ou le Royaume-Uni qui concentrent à eux seuls 90% du marché éolien en mer. Pourtant, la France bénéficie de conditions très favorables au développement de l’éolien en mer :

  • 3500 km de côtes et trois façades maritimes bien orientées : Manche-Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée dont l’orientation est favorable à l’installation de parcs éoliens en mer.
  • Un savoir-faire industriel fort et prêt à être mobilisé à travers l’expérience de différents groupes français dans le secteur de l’éolien en mer.
  • Une première structuration de la filière au travers des clusters (groupes d’entreprises et d’institutions d’un même domaine de compétences) et des pôles de compétitivité majeurs tels que Bretagne Pôle Naval à Lorient ou Néopolia à Saint-Nazaire.
  • Une forte capacité d’innovation en matière de technologies nouvelles.

Pourquoi avoir choisi la baie de Saint-Brieuc ?

Saint-Brieuc, un site sélectionné par le gouvernement français en 2011

Le gouvernement français a défini en 2011 plusieurs zones pour installer des éoliennes en mer : 3 en Normandie, 1 en Pays de Loire et 1 en Bretagne, celle de la baie de Saint Brieuc. Sur ces zones, l’Etat a ensuite organisé un appel d’offres. Lauréate en avril 2012 de cet appel d’offres pour le projet de parc éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc, Ailes Marines a mené toutes les études requises pour élaborer un projet de qualité. Ces études ont été contrôlées et validées par les organismes et les services déconcentrés de l’Etat. Ailes Marines a donc obtenu les autorisations réglementaires du parc éolien en avril 2017, nécessaires pour la construction et l’exploitation.
La baie de Saint-Brieuc est un haut-lieu de la pêche des coquilles Saint-Jacques. Pour préserver cette activité, le parc éolien est donc localisé en dehors du gisement principal de coquilles Saint-Jacques. Il a aussi été déplacé de 6 km vers le Nord pour s’éloigner de la zone principale de pêche des coquilles Saint-Jacques.

Qu’est-ce que le dispositif de concertation ?

Près de 1 000 réunions ont depuis été organisées avec les acteurs

Pour Ailes Marines, la réussite du projet repose largement sur l’appropriation des enjeux permettant de construire un véritable projet de territoire. C’est pourquoi, depuis la fin de l’année 2009, avant même la publication de l’appel d’offres de l’État, des rencontres avec les parties prenantes ont été organisées. Près de 450 réunions ont depuis été organisées avec les acteurs : élus, acteurs socio-économiques, usagers de la mer, associations environnementales et citoyennes.

Depuis le 11 janvier 2012, date de dépôt du dossier d’appel d’offres à la CRE, Ailes Marines a poursuivi et accentué ses actions de concertation avec tous les acteurs du territoire (collectivités locales, parlementaires, associations citoyennes, usagers de la mer) et a participé à des évènements sportifs et culturels briochins et costarmoricains.

C’est sur ce dialogue de proximité que le consortium s’est appuyé pour développer et définir le projet éolien en mer de la Baie de Saint-Brieuc.

Pourquoi un débat public ?

La Commission Nationale du Débat Public a décidé le 5 septembre 2012 de l'organisation d'un débat public

Saisie par Ailes Marines SAS, conformément à la loi la Loi du 27 février 2002, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a décidé le 5 septembre 2012 de l’organisation d’un débat public et en a confié l’animation et l’organisation à une Commission Particulière du Débat Public (CPDP)

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